L’enlèvement

Janvier 1984, Montréal. A la sortie de l’école, Véronique Rocheleau est abordée par un homme qui
prétend la connaître. Convaincue par le discours de l’inconnu, la fillette de huit ans abandonne ses amies et le suit. Véronique n’a aucune idée du cauchemar dans lequel l’attire François, celui dont le nom la hantera durant les trente prochaines années. Loin de s’arrêter à l’enlèvement, ce livre expose les conséquences qu’un tel drame peut engendrer chez la victime. Et si le plus difficile était de survivre? « La panique s’empare de moi. Personne ne sait que je suis ici. Ma mère ne viendra pas. Je ne retournerai jamais chez moi. Je m’effondre en larmes. Puis, je crie. Je frappe la porte comme s’il s’agissait de mon agresseur. Mes poings sont douloureux, mais ce n’est rien à côté de l’angoisse qui me serre le coeur. Ma poitrine brûle. Qu’ai-je fait? Je vais mourir. J’aurais dû dire à mes parents que je les aime. » Dossier spécial à la fin à propos de plusieurs cas d’enlèvements médiatisés au Québec, qui comprend un «portrait du ravisseur » et une liste de ressources au Québec.
270 Pages – Carl Rocheleau
Quelle histoire touchante!! Je vous dirais qu’au début, j’ai trouvé ça vraiment difficile à lire. Par contre, plus j’avançais dans le roman et mieux je me sentais en sachant que la jeune fille était maintenant en sécurité.

Pourquoi des gens « fous » – comme celui-ci – commettent de tels gestes? Malheureusement, ceci est une question pour laquelle nous n’obtiendrons jamais de réponses logiques.
Quand j’ai entendu parler de ce roman, je n’ai pas hésité à vouloir le lire. J’adore les faits vécus! Oui, nous avons ici un cas troublant et démoralisant, par contre, j’ai vraiment aimé suivre le parcours de la jeune Véronique. L’auteur nous fait vivre des moments assez extrêmes durant cette lecture, car celui-ci se trouve être aussi le petit frère de Véronique. J’étais incapable de déposer le livre pour prendre une pause, car je voulais tout savoir. Sa plume est vraiment impeccable.

J’ai beaucoup apprécié le fait qu’il n’y ait pas seulement l’histoire de l’enlèvement, mais aussi le « après », qui nous démontre qu’une famille peut rester unie suite à une telle épreuve. Cela a dû être très difficile – pour l’auteur – de coucher ces faits horribles sur papier… et sérieusement, je vous lève mon chapeau, monsieur Rocheleau, car l’histoire de votre petite sœur m’a vraiment touché!! Je suis une personne très sensible dans la vie et quand je lisais cette biographie, je me sentais triste envers ces événements et surtout fâché de voir à quel point ceux qui enlèvent les enfants sont *****

Je vais m’abstenir de tout commentaire… MAIS Seigneur! Comment avoir en tête d’enlever une gamine et lui faire subir tout cela? Les cicatrices que cela a pu causer à Véronique –ainsi qu’à toute sa famille – c’est terrible!
J’ai eu quand même du plaisir à suivre la tournure des évènements de l’histoire, car chaque chapitre est sous un angle différent de plusieurs personnes, en plus du suivi de l’enquête et les perceptions de la mère de Véronique qui nous fait vivre sont ressentiment de maman qui a perdu sa petite cocotte.

Je ne pourrais pas dire que j’ai eu du « plaisir » à lire cette histoire – car ça impliquerait que je ne suis pas empathique à cette triste histoire-, mais elle vaut la peine d’être entendue et surtout un gros bravo à vous tous – la famille – d’être restés forts et de continuer sur la bonne voie!! Je vous souhaite une bonne continuité et surtout une vie remplie de belles choses.

Merci aux Éditions de Mortagne pour ce partenariat.

2 commentaires


  1. Merci pour cette critique détaillée.
    J'ai en effet mis toutes mes tripes dans ce livre.
    Je suis content de voir qu'il a touché mes lectrices et lecteurs comme je le souhaitais 🙂

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  2. ça m'a fair un grand plaisir Carl 🙂 désolé je n'avais pas vue ton message 😛
    je te souhaite une belle journée et au plaisir de relire un bon roman de monsieur Rocheleau

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